Inspiration

Fantastiques trouvailles : la sirène des Fidji n'est pas qu’une simple légende

Écrit par David Leggett | 20 juillet 2018

Les sirènes existent bel et bien, mais certainement pas sous la forme que vous aviez en tête. Cette semaine, notre expert en histoire naturelle, David Leggett, vous présente une fantastique trouvaille issue de notre vente de taxidermie (cabinet de curiosités) se terminant ce 29 juillet : une sirène des Fidji ! Sceptiques ? Intrigués ? Lisez ce qui suit et apprenez-en davantage sur cette créature fantastique et où la découvrir.

La sirène des Fidji

Composée du corps et de la tête d’un jeune singe rattachés à la queue d’un poisson, la « sirène des Fidji » a été dévoilée au public pour la première fois par le célèbre Phineas Taylor Barnum en 1840, à New York. L’histoire veut que cette créature merveilleuse ait été attrapée au bout de la ligne d’un pêcheur local au large des îles Fidji, alors lieu d’émerveillement et de mystères en Occident.

Les répliques de notre époque suivent le même modèle, c’est-à-dire un corps simiesque (désormais le plus souvent fabriqué) rattaché à celui d’un poisson artificiel, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous. Un grand nombre d’exemplaires prennent la forme d’un squelette, la mystérieuse découverte se trouvant alors réduite à sa structure interne. C’est le cas du spécimen qui figure dans notre vente cette semaine.

Cette fabuleuse antiquité, le squelette d’une sirène des Fidji dans sa vitrine d’époque, figure dans notre vente de taxidermie (cabinet de curiosités)

Une histoire légendaire

La vérité qui se cache derrière cette créature formidable est en fait quelque peu différente. Les pêcheurs du Japon et d’ailleurs qui arpentaient les eaux du Pacifique avaient pour coutume d’attacher le haut du torse de singes à des queues de poissons, et ce apparemment à des fins religieuses.

Un capitaine de la Marine américaine du nom de Samuel Barrett Edes avait rapporté la « sirène » de Barnum d’une expédition au Japon en 1822. Il en avait alors fait l’acquisition auprès de pêcheurs japonais pour la somme, impressionnante pour l’époque, de 6 000 $. Exposée à Londres pendant un certain temps, jusqu’à la mort du Capitaine Edes, elle fut plus tard vendue au musée de Boston par son fils qui en hérita. À l’été 1842, Barnum, avide collectionneur de curiosités en tout genre, inspecta la sirène et fut d’accord pour la « louer » pour la somme conséquente de 12,50 $ par semaine.

L’établissement de Barnum prit feu à plusieurs reprises pendant les années 1860 et la sirène des Fidji aurait disparu, probablement détruite au cours de l’un des incendies.

La magie de cette créature avait toutefois attiré l’attention du public et, au fil des années, plusieurs répliques ont été réalisées, éparpillées aux quatre coins du monde. À ce jour, « Ripley’s Believe It or Not! » expose l’une d’entre d’elles à Piccadilly, à Londres. On en trouve également dans certaines salles d’exposition et notamment au Musée de Brighton, sur la côte sud de l’Angleterre.

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Notre vente de taxidermie (cabinet de curiosités) de la semaine, qui prendra fin ce dimanche 29 juillet, inclut une sirène des Fidji réputée comme ayant été « pêchée » au début du XXe siècle et magnifiquement conservée dans sa vitrine. Ce curieux objet en provenance de France a été examiné et évalué par nos experts aux environs de 1 100 € - 1 200 €.

À découvrir Sirènes | Taxidermie

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